70 ans ! C’est l’âge du Royal Cercle Sportif Ohain

 

Le RCS Ohain est officiellement né en 1941, mais il faut remonter bien plus loin pour retrouver la trace d'une équipe de football à Ohain. Dans les plus profondes mémoires, c'est en 1927 que le nom d'Ohain est pour la première fois associé à la balle ronde.

Rien à voir pourtant avec le club d'aujourd'hui. L 'Élite Sportive d'Ohain a ainsi regroupé des joueurs d'Ohain, mais aussi de Couture. André Clément, Henri Pletinckx et Paul Heusgens faisaient partie de cette équipe qui évoluait alors sur un terrain du côté d'Odrimont. Ces trois joueurs vont d'ailleurs se retrouver à la base du noyau du C.S. Ohain, non sans avoir transité par Rixensart.

 

En effet, 7 décembre 1941: en assemblée extraordinaire, M. Debroe (président), Maurice Kirsch (secrétaire), Léon Montoisy (trésorier), Robert Stoquart, Emile Castagne, Jules Mévisse, Théo Mévisse, Louis Antoine, André Thirion, Freddy Bernard, Jacques Devis, Edouard Antoine, Libert Pologie, Robert Aerts, Edgord Nutelet, Henri Pletinckx, Richard Legrève et MM. Demanet, Von Praeg et Dricot décident de donner le jour au Cercle Sportif d'Ohain. Les premiers coups de botte sont donnés en pleine guerre avec l'autorisation de la Kreiskommandatur de Nivelles reçue en juin 1942. Quelques mois plus tard, le président Debroe décède.

Il est remplacé par M. Mazurel qui est accompagné au poste de secrétaire par André Maerschalk.

 

Champion après la libération

 

Le premier championnat en 1942-43 offre une 9ème place aux "mauves et blancs". La série est remportée par le voisin de Genval. Le prix d'entrée est de un franc pour les enfants et de trois francs pour les adultes.

Quelle époque! Les déplacements ne se faisaient ni plus ni moins qu'à bicyclette.

Comme les joueurs allaient parfois jouer jusqu'à Nivelles... rien de tel qu'une petite mise en jambe à vélo ... Ballon de cuir, eau froide, été comme hiver, prairies en guise de terrain,... Qui oserait encore se plaindre aujourd'hui ?

 

 

 

Groscol (Entr.), Janssens, G. Detienne, Lacroix, Lombardini, Fernand, Wérion, A. Leblicq. Accroupis: R. Lemlyn, P. Heusgens, J. Vitou, A. Ramaeckers, H. Pletinckx.

 

 

Mais les troisième mi-temps n'ont pas changé! Les premiers rendez-vous se faisaient alors au Messager de Bruxelles, consacré local du club.

 

 

 

 

 

Il faut attendre la saison 1946-47 pour voir le C.S. Ohain s'illustrer et inscrire son nom dans l'Histoire. Un championnat que Ohain va survoler. Imaginez un peu ! Match au sommet entre Perwez et Ohain. Les deux équipes sont encore à égalité de points. Résultat de la rencontre: 12 à 0 pour les "mauves"! Ohain est champion avec 39 points sur 44.

Mais la division Il ne retiendra Ohain qu'un an. La saison suivante voit, en effet, te C.S. Ohain terminer à la 16ème et dernière place du classement. La gloire est éphémère...

Évoluant d'abord sur un terrain dans le Bas-Ransbech, Ohain va élire domicile route de Renipont près d'Odrimont. En 1952 enfin (et jusqu'à nos jours), l'emplacement définitif du terrain se fait route de Genval. Le terrain sera accompagné de vestiaires en 1959… en remplacement des baraques en bois qui accueillaient sobrement les joueurs de l'époque. L'évolution se fait tout doucement...

Sur le plan sportif par contre, Ohain connaît ses années de vaches maigres. Végétant aux alentours de la 10ème place durant presque 10 ans, les "mauves" ne pourront éviter la culbute en division IV. Et ce dès que celle-ci fut créée en 1962-63. Seuls les dix premiers restaient en division III emmenés par le champion, le C.S. Tubize. Ohain a terminé... 11ème. Mais les " mauves" ne s'avouent pas vaincus pour autant.

Deux ans plus tard, sous la houlette de Paul Theys, un ancien de l'Union-Saint-Gilloise, l'équipe remonte en division III. C'était en 1964-65. Deux ans, c'est aussi le laps de temps durant lequel Ohain est parvenu à se maintenir à cet échelon supérieur. mais cette glorieuse époque n'eût qu'un temps.

 


De gauche à droite et debout : Leblois Emile, Verzele Freddy, Duval Georges, Cappuyns André, Legrain Jean-Marie, Demanet Robert, Marie-France Cappuyns, ?, Collage Marc, ?, ?,Louis Demanet
 

De gauche à droite en bas : Francis Devos (frère de Bob), Jean-Marie Stoquart, André Demanet, Francis Marlier, Paul Theys, ?, Mme Cappuyns, Mme Maddy Duval,
 

A l’avant plan : les deux enfants de Georges Duval


 

 

En 1966-67, Ohain bascule à nouveau en division IV. Il faudra attendre vingt ans pour vibrer une nouvelle fois.

Seul éclair dans la grisaille des résultats: l'infrastructure. En 1972, le RCS Ohain dispose d'un nouvel éclairage. Quatre poteaux supplémentaires inaugurés en grande pompe lors d'un match exhibition dont le coup d'envoi fut donné par Jeck, joueur célèbre alors du Standard.

 

Le RCS Ohain voit ainsi défiler les champions sans pouvoir leur faire la nique, Walhain, Ottignies, Genval, Rixensart, Chaumont, La Hulpe connaîtront les joies d'un titre.

Le RCS Ohain entre alors dans les années 80 en se modernisant encore. La commune contribue en 1982 à l'installation d'un second terrain route de Genval, plus particulièrement dévolu aux jeunes. Et le club améliore encore son éclairage, désormais de 100 lux. Les "mauves" y voient ainsi plus clair et jouent les premiers rôles en division IV. Multipliant les accessits, ce qui devait arriver arriva. Le 1 9 avril 1987, le RCS Ohain est champion pour la troisième fois de son histoire. A la tête de l'équipe, un monument du C.S. Ohain: André Cappuyns. Il était déjà capitaine de l'équipe championne en 1965. Il conduit 22 ans plus tard ses troupes en division III.

 

Les trois ans passés en division III marqueront une part agitée de l'histoire du RCS Ohain. Les entraîneurs se succèdent les uns à la suite des autres, les présidents aussi. Seul élément immuable, le secrétaire-trésorier, Emile Leblois. Il succède à Fernand Wérion en 1960 et cumule pour la première fois au sein du club, les fonctions de secrétaire et de trésorier.  Jusqu'à nos jours, Emile Leblois est la véritable cheville ouvrière du C.S. Ohain. Hommage lui soit rendu...

 

La récente histoire du RCS Ohain consacre tout de même trois années en division III B.

 

Deux entraîneurs venus du Heysel (une première ou club) maintiendront le RCS Ohain à ce niveau. Non sans mal par ailleurs.

 

En mars 1987, le président Emile Langlais donne sa démission. C'est Georges Bellière qui assure l’intérim jusqu'à l'aube de la saison 1988-89. Jean Legrain s'installe alors à la présidence.

 

Sa première année est accompagnée d'un véritable miracle. Le RCS Ohain se sauve lors de la dernière journée de championnat. A la dernière minute du match en effet, Ohain bat Rosières...

 

Les "mauves" auront moins de chance la saison suivante. 1989-1990: le RCS Ohain redescend en division IV. Il parvient tout de même à engranger 27 points ou même titre que Jodoigne et E. Hoeilaert. Mais le nombre de victoires a été fatal aux « mauves ». Seule consolation, le RCS Ohain remporte la Coupe de l'Entente des Clubs du Brabant wallon devant le R.J. Wavre.

 

Depuis ce sombre 8 avril 1990, le RCS Ohain essaye tant bien que mal de regagner la division III. Ce n'est pourtant pas l'ambition qui manque. Sous la houlette de Georges Bellière devenu le 8ème président du club (après MM. Debroe, Mozurel, Mayné, Lacroix, Vandercam, Langlais et Legrain) et de son entraîneur, l'unique but de tous les membres du Royal Cercle Sportif Ohain est de devenir un des clubs de pointe de la région. Et I n'y a pas de recette miracle à cela. L'avenir passe par les jeunes!

et le RCS Ohain entre dans les années 2000 en se modernisant encore. La commune contribue en 1999 à la modernisation des locaux et plus particulièrement à l'installation de nouveaux vestiaires pour joueurs et arbitres, ainsi que la mise en place de l’éclairage du deuxième terrain, ceux-ci ont été inaugurés le 24 janvier 2000.

 

Les montées, soixante ans de spectacle

 

Cela faisait douze ans qu'ils l'attendaient. En 2005, via le tour final, le RCS Ohain arrivé à ses fins pour rejoindre la troisième provinciale.

Deux ans plus tard il récidive sous la houlette de l'entraîneur Thierry Janssens et rejoins le deuxième provinciale.

 

 

L' Avenir

 

Reconnaissons que nous pouvons être fiers de notre passé de club sexagénaire car il ne devait pas être facile dans les premières années, tout d'abord de fonder un club durant les années de guerre, d'obtenir les autorisations de jouer, de trouver un terrain et de rassembler les premiers joueurs.
 

Grâce aux joueurs, sympathisants et dirigeants qui se sont succédés, notre club a pu vivre, durant les décennies précédentes de bons et grands moments.
Nous ne pourrons donc jamais assez remercier tous ceux qui ont oeuvré à ce que notre club vive et progresse.
 

Grâce au dévouement, à l'abnégation, à la compétence de nos entraîneurs et délégués et au travail remarquable accompli par tous les membres de notre comité de direction et par nos membres effectifs, nous pouvons, je le pense, lever la tête, croire en nos jeunes, bien les épauler et les suivre afin que la relève se montre digne des anciens.
 

Si vous pensez, comme nous, que le sport est une des écoles de la vie pour autant qu'il soit pratiqué dans un esprit de correction et de convivialité, rejoignez-nous !
Le RCS Ohain a pour les années à venir l'ambition d'être et de devenir un club où il fait bon d’être, bon de se rencontrer entre amis et de jouer au football peut-être de façon engagée, mais sans jamais dépasser les limites de la sportivité.
 

Il nous restent à remercier nos édiles communaux car, grâce à eux, nos installations nous permettent de recevoir dignement nos adversaires et également tous les commerçants, artisans, industriels et personnes qui nous permettent de faire bénéficier nos équipes d'équipements valables et de terrains entretenus.

 

Bien entendu, bienvenue à tous ceux qui voudraient nous rejoindre afin de parfaire notre développement.
 

Bonne continuation au RCS Ohain